ARMES NUCLÉAIRES?

Les armes chimiques et biologiques sont interdites, il est temps de bannir les nucléaires. Ces armes de destruction massive visent avant tout les civils, ce qui constitue une violation grave du Droit International.  (lire l’Appel #nonukes.be complet)

Des Armes de destruction massive

Les armes nucléaires sont les armes les plus dangereuses qui existent. Une seule d’entre elles peut détruire une ville entière, faire des millions de morts et mettre en péril l’environnement naturel et la vie des futures générations du fait de ses conséquences catastrophiques sur le long terme. Ces armes font courir des dangers du fait même de leur existence. Les armes nucléaires n’ont été utilisées que deux fois pendant une guerre – lors des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki en 1945 – mais il resterait environ 22 000 armes de ce type dans le monde aujourd’hui et il a été procédé à plus de 2 000 essais d’armes nucléaires à ce jour. Le désarmement est la seule véritable protection contre ces dangers.

Les bombes A et la fission nucléaire

Utilisée en 1945 à Hiroshima, ce type de bombe repose sur la fission de noyaux d’uranium. On utilise pour cela de l’uranium 235, beaucoup plus rare dans la nature que son isotope, l’uranium 238, mais qui a la particularité d’être fissile, c’est-à-dire que les noyaux de ce matériau sont susceptibles de se scinder sous l’effet d’un bombardement de neutrons en produisant de nouveaux neutrons qui iront à leur tour provoquer la fission d’autres noyaux. Ce phénomène, appelé « réaction en chaîne », entraîne un considérable dégagement d’énergie, la réaction en chaîne se poursuivant inexorablement, de façon exponentielle, en quelques fractions de seconde.

Les bombes A sont constituées de deux blocs d’uranium 235, chacun de ces blocs devant être inférieur à une taille minimum, « la masse critique », pour éviter que la réaction en chaîne se produise spontanément. La mise à feu va donc consister à rapprocher les deux blocs d’uranium 235, à l’aide d’un explosif classique, de façon à ce que la masse soit suffisante pour déclencher la réaction en chaîne.

Il est également possible d’utiliser un autre matériau fissile, le plutonium 239, mais celui-ci ne se trouve pas dans la nature et doit être obtenu à partir du combustible irradié des centrales nucléaires.

Les bombes H et la fusion nucléaire

La bombe H, encore appelée bombe à hydrogène ou bombe thermonucléaire, fonctionne selon le principe de la fusion nucléaire. Le combustible nucléaire se compose, en principe, de deutérium et de tritium, deux éléments à noyaux légers qu’il faudra rapprocher pour en former un plus lourd.

Pour annihiler les phénomènes de répulsion entre les noyaux, il faut des pressions et des températures extraordinairement élevées qui ne peuvent être obtenues que grâce à l’explosion préalable d’une bombe à fission.

Une fois la réaction de fusion amorcée, les émissions de neutrons vont entraîner la fission des masses d’uranium et de plutonium qui constituent l’enveloppe de la bombe. On a donc ainsi une réaction en trois étapes, fission-fusion-fission, qui libère une quantité d’énergie considérable. La première arme à fusion nucléaire a été testée à Eniwetok en 1952.

Les principes fondamentaux du fonctionnement des armes nucléaires, décrits sommairement ci-dessus, n’ont semble-t-il pas connu d’évolution notable depuis les années 1950 mais de nombreuses améliorations techniques ont été apportées au fil des années pour rendre ces armes plus fiables, plus légères et malheureusement plus puissantes.

(texte extrait de l’encyclopédie de l’agora)

Ces bombes peuvent être utilisé via trois vecteurs principaux, appelés la « triade nucléaire » :

  1. les bombes larguées par bombardiers ou chasseur-bombardier (comme le F35)
  2. les missiles intercontinentaux ou de moyenne portée, envoyés depuis le sol (silos ou unités mobiles) qui peuvent transporter plusieurs têtes nucléaires.
  3. Les missiles lancés depuis des sous-marins depuis n’importe quelle mer ou océan.

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